Archive for the ‘avis romans’ Category

30
nov

J’ai lu : Shantaram

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Auteur : Gregory David Roberts
Titre : Shataram
Date de parution : 4 avril 2008
Editeur : J’ai lu
Collection : J’ai lu Roman
ISBN : 978-2-290-00925-3
Nb. de pages : 871 pages
Dimensions : 13cm x 20cm x 4,5cm

Voilà, j’ai fini ce gros pavé qu’est Shantaram et je remercie vivement Christine pour me l’avoir prêté ! Ecrit par Gregory David Roberts, c’est un roman fleuve de plus de 800 pages basé en partie sur la vie de l’auteur.

Un résumé, très bref , pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte :

L’histoire raconte la vie de l’auteur durant ses années de cavale en Inde. Evadé d’une prison australienne, celui qui prend l’identité de Lindsay se retrouve à Bombay dont il tombe amoureux. Il y rencontre Prabaker, qui deviendra son meilleur ami, et qui le baptise Linbaba. En sa compagnie, Linbaba vivra mille aventures, notamment dans un village niché dans les montagnes ou encore dans un bidonville.


Une ambiance chaude et prenante

L’atmosphère de ce roman est magnifique. On a l’impression de vraiment se trouver en Inde, tant l’auteur trouve les mots justes pour expliquer son ressenti. Le lecteur y appréciera la poésie, le romantisme et la dimension parfois philosophique du roman. En ce qui me concerne, il s’agit d’une vértiable découverte car je ne connais pas du tout l’Inde et ses coutumes. L’auteur a un talent indéniable pour l’écriture qui est fluide et recherchée. J’ai particulièrement apprécié les descriptions précises mais non ennuyeuses de l’ambiance indienne et les personnages attachants de cette histoire.

En partie autobiographique

Bien que Gregory David Roberts se soit inspiré de sa propre vie pour écrire Shantaram, ne vous y fiez pas : ce roman n’est qu’en partie autobiographique. Certains personnages ont été inventés et des passages du roman révèlent un suspense trop bien travaillé pour qu’il n’y ait pas une part de fiction ! Aux propres dires de l’auteur, il a pris des libertés avec la réalité et il a arrangé la chronologie des événements pour les besoins de la narration. Distinguer le vrai du faux est impossible et … peu importe !! C’est un roman dépaysant, prenant, voire bouleversant, à lire pour le travail collossal réalisé par l’auteur. C’est un beau voyage qu’il vous invite de faire.

Excellent roman, mais …

Seul bémol peut-être : l’idée sous-jacente que certains actes criminels se justifient par des sentiments au départ bons. Les mafieux qu’il décrit sont valeureux, courageux, un peu comme des Robins des Bois modernes. Bien sûr, tout n’est jamais blanc ou noir dans la vie mais il y a une note de fond qui me dérange et que je peine à expliquer…. Il y a des sentiments trop « à l’eau-de-rose » qui ne collent pas.
Mise-à-part cette petite remarque, un roman à lire absolument !!

Titre : Le Scandale Modigliani
Auteur : Ken Follett
Paru le : 18 mai 2011
Editeur : Livre de Poche
ISBN : 978-2-253-15973-5
Nb. de pages: 341 pages

Est-il encore nécessaire de présenter Ken Follett ? Il nous a habitués à de tels chefs d’oeuvre que j’ai forcément été déçue de ce roman-ci.
L’auteur nous prévient dès la préface : c’est un livre léger et pétillant. Certes, c’est frais et divertissant, l’histoire n’est pas mauvaise et l’intrigue bien construite mais … on est loin d’un Ken Follett ! Il semblerait que ce soit un de ses premiers romans et force est de constater que les personnages – trop mombreux – auraient pu être davantage exploités. Le texte est parfois décousu et les dialogues manquent de piquant. Cela reste un roman simple qui se lit facilement et qui ne demande pas trop d’efforts. J’ai bien aimé la critique sous-jacente du monde des arts et de ses acteurs. :-) C’est un tableau ironique de ce milieu artistique dépeint au travers d’un road-movie européen.
À lire dans un train, à la plage, en vacances … juste pour passer le temps mais ne fondez pas trop d’espoirs sur ce roman.

Je pourrais y passer des heures (bon, peut-être pas, mais un p’tit temps quand même) … à écouter Ken Follett nous parler d’un de ses romans. Ses expressions faciales sont amusantes, vous avez remarqué ? Ses yeux qui s’agrandissent quand il évoque ses héros, ses lèvres qui se serrent et ses yeux qui se plissent quand il utilise une pointe d’humour … Un grand monsieur, au talent immense. Je l’avoue, je suis fan !
Vous saviez que Ken Follet a fait relire son manuscrit à 8 professeurs d’histoire pour limiter les erreurs dans la Chute des Géants ? 8 !! La Chute des Géants est le premier tome d’une trilogie intitulée Le Siècle. L’histoire commence à la 1ère Guerre Mondiale et concerne la vie de 5 familles dont le destin s’entrecroise.Je vous laisse découvrir cette interview qui vous convaincra, je suis sûre, de lire son nouveau roman. En tout cas, avec moi, ça a marché. :-)

5
juil

Sans un adieu de Harlan Coben

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Titre : Sans un adieu
Auteur : Harlan Coben
ISBN : 9782714447197
Editeur : Belfond
Date de parution : juillet 2010

Au moins, l’auteur à l’honnêteté de nous prévenir dès le début : il s’agit d’un de ses premiers romans, écrit alors qu’il ne maîtrisait pas encore tout son art. Il a même un peu honte de ce manuscrit qui récèle bien des défauts d’écriture. Et de fait ! J’ai bien rigolé en refermant le bouquin ! ;-) Des personnages caricaturaux, une intrigue tirée par les cheveux, qu’on devine au fur et à mesure de la lecture par des indices gros comme une maison, une contradiction malheureuse, une écriture maladroite, des dialogues qui manquent de clarté … Alors, oui, je confirme : si vous voulez lire un suspense digne des plus grand succès de Harlan Coben, n’achetez pas ce livre!
Cependant, malgré ses défauts, la lecture de ce roman n’est pas désagréable. C’est vrai, même si certains me traiteront d’indulgente. :-) Le rythme est déjà très bon et on peut y déceler quelques ingrédients qui ont fait la recette de cet auteur. C’est grossier, certes, mais les prémisses sont là : un passé encombrant qui rattrape les héros malgré eux, une histoire alambiquée (ici à l’extrême) et surtout ce rythme, ce découpage de l’histoire qui donne malgré tout envie de continuer. Bon, envie est un terme peut-être un peu fort …
Ah, en fait, vous voulez savoir de quoi parle ce roman ? Vous voulez vraiment ? Si vous insistez … :

L’histoire évoque la relation amoureuse entre Laura, un ancien top-model, et David, un basketteur renommé. Leur bonheur est détruit par la disparition de David au cours de leur lune de miel. Qu s’est-il passé ce soir-là ? Meurtre, accident ? L’enquête commence.

Pour résumer : intéressant à lire pour le lecteur curieux et qui veut vérifier l’évolution d’un écrivain en 20 ans !

Titre : Juste avant le crépuscule
Auteur : Stephen King
ISBN : 978-2226195968
Editeur : Albin Michel
Date de parution :29/03/2010

Ça y est, j’ai terminé de lire ce recueil de nouvelles. Souvenez-vous, j’expliquais dans un post précédent mon impatience à la perspective de mon replonger dans du Stephen King et de vérifier si son inspiration était revenue. Je confirme : c’est du bon Stephen King que nous avons là ! :-) En tout cas, celui qui me fait frissoner, qui m’interpelle, qui me fait voyager aussi. Je me doutais un peu de sa réussite vu que ce livre a reçu le prix Bram Stocker en 2009 mais sait-on jamais ?
Le romancier nous propose 13 nouvelles qui nous font voyager de l’horreur pure au fantastique le plus perturbant, avec une certaine sensibilité et délicatesse que je lui connaissais peu. J’ai adoré la plupart de ces histoires mais je retiendrai plus particulièrement « Un tout petit coin » qui m’a donné une telle chair de poule que j’y repense encore parfois. Cette nouvelle fait appel à une peur viscérale et m’a vraiment horrifiée. Rien de sanglant dans ce récit. Pas de machette, de couteau tranchant ou de tronçonneuse.
Non, non.
Juste des WC.
Je ne pense pas que je la relirai un jour car elle est trop …. comment dire ? Juste épouvantable.
Et puis, il y a aussi « Muet », « Le New York Times à un prix spécial », « Le rêve d’Harvey » : des petits bijoux de littérature, d’une telle maîtrise !
Vous l’aurez compris, je recommande vivement ce recueil si vous voulez frissonner. En extra, les notes de l’auteur à la fin du roman qui nous expliquent le contexte ou les événements qui l’ont amené à écrire chacune de ces nouvelles. Il y a indéniablement un lien qui s’installe entre l’auteur et ses fidèles lecteurs et cela participe aussi au succès de ses romans.
La question que je me pose maintenant est : quel sera le prochain roman de Stephen King que je lirai ? :-)

23
oct

J’ai lu pour vous : Les Visages

   Posted by: eve Tags:

Titre : Les Visages
Auteur : Jesse Kellerman
ISBN : 978-2-35584-026-5
Editeur : Sonatine
Date de parution : 15/10/2009
L’histoire
Ethan Muller est un galeriste de New York qui découvre une série de dessins fantastiques créés par un certain Victor Crack. Ce dernier a disparu de son appartement miteux appartenant au père d’Ethan, un richissime homme d’affaires. Ethan décide de rendre publics les dessins de Victor, provoquant un véritable raz-de-marée. C’est alors qu’un vieil homme le contacte : ces dessins représentent les portraits d’enfants victimes, des années auparavant, d’un tueur en série jamais retrouvé. À deux, ils reprennent l’enquête et se lancent à la recherche de Victor.
Une écriture authentique mais un roman policier qui n’en est pas vraiment un!
À partir du moment où on ne s’attend pas à un livre exceptionnel, on peut vraiment apprécier ce policier. La quatrième de couverture exagère en parlant d’un polar au style hors pair et à l’intrigue machiavélique. Car ce policier n’en est pas vraiment un ! Il s’agit en réalité de l’immersion dans la vie d’un jeune galeriste en froid avec un père qu’il ne comprend pas et qu’il n ‘a en réalité jamais connu.
L’intrigue policière n’est qu’un prétexte et l’auteur s’en sert pour raconter la vie familiale et amoureuse de son héros. Mais ce livre n’a rien, absolument rien d’un thriller ! En tout cas, pas à mon sens.
C’est un roman à l’écriture directe et efficace avec une belle émotion. Des personnages attachants et des dialogues efficaces qui rappellent des scènes de théâtre. Cela dit, des invraissemblances gâchent quelque peu l’histoire et l’intrigue est lente…
Un roman à lire pour passer un bon moment et si on ne s’attend pas à du grand art policier !

Titre : Encore une Danse
Auteur: Catherine Pancol
Edition: Livre de Poche
Date : 1999

Cette critique sera très brève car je n’ai pas lu ce livre en entier. Il est rare que je ne termine pas un roman mais c’était au-dessus de mes forces!

Tout d’abord, un petit mot sur l’auteur (quand même):

Née en 1954 à Casablanca, Catherine Pancol a fait des études de lettres. Alors qu’elle travaille comme journaliste, elle est repérée par un éditeur qui publie son premier roman: Moi d’abord. D’autres romans suivront dont les célèbres : La valse lente des tortues et Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi. Son roman « Les yeux jaunes des crocodiles » publié en 2006, a remporté « Le prix de la maison de la presse » la même année.

L’histoire de « Encore une danse » est finalement assez simple et se base sur l’amitié.  Le roman évoque la vie d’un groupe d’amis (Clara, Joséphine, Rapha, Agnès et Lucille) sous le point de vue de chacun d’entre eux.

L’histoire commence par la décision de Clara, 36 ans, de rompre avec son  petit ami, Marc Brosset. Elle s’est rendu compte qu’elle ne l’aimait pas suffisamment car elle  ne pourrait pas mourir pour lui. Et pour cause, elle est toujours amoureuse de Rapha, son ami d’enfance. Autour d’elle, évoluent d’autres personnages, comme son frère et une de ses amies, Joséphine.

Pour ma part, j’en suis restée là. Tous ces personnages (en tout cas, de ce que j’en ai lu) sont en mal d’amour, victimes d’une carence affective dès l’enfance et qui les poursuit à l’âge adulte. Leurs actes ne sont pas toujours logiques et résultent souvent de pulsions impossibles à réfréner (adultères, tromperies, mensonges…). Par leur comportement, ils blessent leurs proches comme ils se blessent eux-mêmes. Bref, un roman d’amitié et d’amour , noir, tortueux. Exactement, le genre de roman que je n’aime pas. L’éternelle insatisfaction pourrait aussi se prêter au thème de ce roman.

Par ailleurs, j’ai été un peu déstabilisée par l’écriture. Le narrateur change sans crier gare : tantôt c’est le « il » impersonnel qui raconte, tantôt c’est un des personnages avec le « je »… Ce changement a lieu au sein d’un même chapitre.

Bref, un roman qui ne m’a pas appris beaucoup, que ce soit au niveau de la narration ou de l’histoire en elle-même.

ISBN-13: 978-2266144711
Nombre de pages : 471 pages
Editeur : Pocket
Date de parutrion :2 mars 2006
Collection : Pocket

Une lecture facile et réjouissante

Vous avez un coup de cafard? Vous êtes malade? Ou bien vous êtes au bord de la plage et vous avez envie de passer un bon moment de détente ? Lisez le livre de Sophie Kinsella. C’est 100% léger ! Je n’aurais jamais lu ce livre de mon propre chef mais on me l’a prêté et puis, il faut essayer de nouvelles choses, n’est-ce-pas? ;-) Contre toute attente, j’ai passé un bon moment.

Le futile est utile, c’est bien connu !

L’histoire tourne autour de Becky qui doit choisir entre un mariage traditionnel et une cérémonie très luxueuse à l’américaine. Le ton est bien évidemment léger mais l’auteur réussit tout de même l’exploit de brosser de beaux portraits (quoique caricaturaux par moments) avec un joli clin d’oeil moqueur à l’industrie du mariage et aux weddings planner. Bien que cela ne soit pas le but du roman, on a une petite pensée pour notre petit monde de consommation …

Un livre à lire pour se détendre

C’est un roman bien rafraichissant qui m’a fait rire quelquefois car l’humour est bien sûr très présent dans cette histoire. Les situations sont cocasses et les réparties très drôles. Ce type de livres fait partie du genre la chick lit, genre que je n’aime pas a priori. Et pourtant, j’ai passé un très bon moment ! Un peu comme si on regardait une série de comédie américaine à la télé…J’ai donc été agréablement surprise.

Ne cherchez pas d’intrigues

L’intrigue principale traine en longueur, d’autant que la solution au problème de Becky saute aux yeux dès le départ. Il n’y a pas de réel effet de surprise mais l’ensemble est bien écrit et on se laisse vite emporter par la vie de cette jeune femme spontanée et attachante. On n’échappe pas à quelques caricatures mais l’auteur n’en rajoute pas trop.

À lire si vous voulez vous changer les idées ou au contraire si … vous vous mariez ! :-)

ISBN : 978-2-290-30286-6
Editeur : J’ai lu
Date Parution : 17/01/2001
Nombre de page : 476

Le Trône de Fer (A Song of Ice and Fire) est sans doute l’oeuvre la plus connue de George R. R. Martin, un auteur américain de fantasy et de science-fiction. Cette fresque de plus d’une dizaine de tomes a connu un succès phénoménal et de nombreux produits en ont été dérivés: jeu de cartes , jeu de rôles, jeu de société, série télévisée, sans oublier des blogs et des forums. Pour les amateurs, sachez par ailleurs que deux nouvelles issues de l’univers du Trône de Fer ont également été publiées dans les anthologies Legends et Legends II: The Hedge Knight et The Sworn Sword.

Petite présentation pour les malchanceux qui ne connaissent pas

L’intrigue se déroule dans les Sept Couronnes qui comprend plusieurs « Maisons » dont quatre principales : les Baratheons, les Targaryens, les Starks et les Lannisters. Dans ce premier tome, le roi des Sept Couronnes, Robert Baratheon, demande l’aide de son ami Eddard Stark car le trône est en danger.Ce dernier devient ainsi la Main du Roi, rôle qu’il n’a jamais voulu et qu’il a même failli refuser ! Le voilà embarqué dans les intrigues de la cour et il doit faire face à de nombreux complots mettant en danger sa vie et celle des gens qu’il aime.

L’époque dans laquelle s’inscrit l’histoire se rapproche du Moyen-Âge avec tout ce que cela comporte comme éléments propres à cette période : cour, royaumes, trahisons, chevaliers, guerres… Contrairement à beaucoup de romans de Fantasy, celui-ci fait peu référence à la magie bien qu’elle y soit quelque part omniprésente. Nous savons qu’elle a existé, tout le monde en a peur, on sent qu’elle est là, prête à bondir,…Elle rôde tout autour des protagonistes sans pour autant se dévoiler.

Une écriture détaillée au vocabulaire riche mais complexe

J’ai rarement lu un roman comprenant autant de richesses au niveau des descriptions. L’auteur décrit le monde médiéval avec une précision telle qu’elle en est rare. Il est d’une rigueur… incroyable !! En revanche, la traduction française mériterait d’être revue ! Certaines phrases sont  incompréhensibles et, par moments, le lecteur a presque l’impression de lire du vieux français avec des phrases alambiquées… Sans oublier des mots rattachés alors qu’ils ne devraient pas ! Ces espaces qui manquent ne sont pas bien graves mais suffisamment présents pour m’avoir dérangée dans ma lecture. Dommage.

Des personnages fouillés, attachants, complexes mais…nombreux !

Une des originalités de ce roman est le fait d’attribuer à chaque chapitre le point de vue d’un personnage (il y en a une dizaine dans ce tome). Le lecteur connaît donc les raisons d’une action qui paraissait  par exemple de prime abord immorale. Dans ce roman, ne cherchez  pas de caricatures, de luttes entre le Bien et le Mal, des Bons contre des Méchants. Chaque adversaire a ses raisons. Ce n’est pas un récit initiatique mais un roman sans certitude, bourré d’intrigues, d’alliances improbables, de batailles à l’issue incertaine. C’est une saga à la richesse phénoménale de par la multitude des personnages et par les intrigues bien construites. George R. R. Martin a vraiment bâti un monde à part entière.

Cela dit, il faut parfois s’accrocher. Si vous abandonnez le livre quelques jours ou – pire !- quelques semaines, vous aurez sans doute du mal à réintégrer l’histoire. Les personnages sont extrêmement nombreux et pour tout compliquer, l’auteur fait référence tantôt à leur nom, tantôt à leur grade ou encore à leur surnom ! Pour s’y retrouver, ce n’est pas toujours simple !  D’autant que les personnages secondaires, également très intéressants, sont aussi nombeux. Ajoutez à cela un vocabulaire très riche (j’avoue que je découvrais certains mots, jusqu’alors totalement inconnus), des tournures de phrases à s’arracher les cheveux … non, cela n’est pas toujours simple ! ;-)

Cette complexité entraine d’après moi un bémol : j’ai eu du mal à m’attacher à un personnage. Il n’y a pas de réel héros, tout le monde a son importance. Par ailleurs, l’intrigue est si complexe, qu’à peine s’attache-t-on à l’un des personnages, qu’on est obligés de l’abandonner pour un autre (parfois pour un bon bout de temps)… Conclusion : je n’ai pas réussi à m’attacher à l’un d’entre eux. Reste l’histoire ! Formidable !

Auteur : Fred Vargas
Edition : J’ai lu
Parution : 06 oct 2005
Pagination : 346 pages
Format : 180 x 110 x 19 mm
ISBN : 9782290349311
Prix : 6 €
« Pars vite et reviens tard » est le neuvième roman de Fred Vargas, écrivaine française. Ce livre a fait l’objet d’une adaptation au cinéma par le réalisateur Régis Wargnier, avec notamment José Garcia et Marie Gillain comme acteurs. Nous retrouvons dans ce roman policier le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, un personnage qui revient apparemment dans plusieurs romans de Fred Vargas. Son enquête commence par la visite d’une jeune femme, angoissée par des graffitis apparaissant sur la majorité des portes de son immeuble. Septique au début, le commissaire finit par prendre l’affaire au sérieux lorsque d’autres immeubles sont victimes du même phénomène.

Mon avis ?

J’ai beaucoup aimé la plume enchanteresse de cette écrivaine. C’est la première fois que je lis une de ses oeuvres et j’ai été surprise de l’atmosphère qui se dégage de ce roman. Les événements sont insolites et au-dela de l’histoire policière, c’est avant tout les personnages que je retiens. Ce que je trouve par ailleurs dommage. Car lorsque j’achète un livre policier, ce que je recherche avant tout, c’est du bon suspense, une intrigue qui vous prend aux tripes, qui vous empêche de fermer l’oeil de la nuit. Or c’est tout autre chose qui s’est passé ici. J’ai l’impression que l’histoire policière n’est qu’un prétexte à la découverte de ses personnages qu’elle décrit avec beaucoup de plaisir, me semble-t-il. Ce n’est pas un reproche, mais c’est un peu décevant et déroutant.

Des personnages attachants

En effet, la grande force de Fred Vargas réside dans son habileté à créer des personnages qui nous semblent réels et profondément humains. Ils se livrent à travers leurs tics et leurs défauts qui les rendent souvents amusants, dans tous les cas attachants. Ce sont eux qui nous promènent et nous donnent envie de continuer. Joss Le Guern est tout simplement irrésistible et le commissaire…disons spécial mais tellement vrai. Une belle galerie. Les dialogues sont drôles et très bien agencés.

Un suspense policier plutôt long à venir

En ce qui concerne l’intrigue elle-même, je n’ai pas été emballée. L’action est longue à se mettre en place (il faut attendre la page 100 pour que quelque chose se passe réellement) et on devine assez aisément ce qui va se passer. Du moins, j’avais deviné une bonne partie de l’intrigue, ce qui m’a fortement déçue. Il y a bien un rebondissement à la fin qui sauve le tout mais bon…
Un autre élément qui m’a déstabilisée dans ma lecture est l’époque dans laquelle se déroule l’histoire. Les personnages évoluent au 21ème siècle, il n’y a pas de doute là-dessus, mais les descriptions laissent penser qu’on se trouve au moyen-âge. L’atmosphère est propre à cette époque et j’étais par moments décontenancée par certains détails qui me rappelaient notre siècle. Le fait que Fred Vargas soit archéologue médiéviste n’est certainement pas étranger à cette caractéristique. Ce roman est effectivement comme une fouille: on cherche, on trouve quelques indices, on dépouissière, on s’interroge et enfin on tire des conclusions.

Un très bon livre…  mais un policier moyen !

Fred Vargas est une romancière qui sait jouer avec les mots, qui parvient à faire ressentir des sentiments sans tomber dans le pathéthique. Elle sait raconter une histoire, mettre en scène des personnages.
Mais une question demeure en moi : pourquoi a-t-elle choisi d’écrire du policier ?

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