Archive for the ‘avis romans’ Category

Auteur : Fred Vargas
Edition : J’ai lu
Parution : 06 oct 2005
Pagination : 346 pages
Format : 180 x 110 x 19 mm
ISBN : 9782290349311
Prix : 6 €
« Pars vite et reviens tard » est le neuvième roman de Fred Vargas, écrivaine française. Ce livre a fait l’objet d’une adaptation au cinéma par le réalisateur Régis Wargnier, avec notamment José Garcia et Marie Gillain comme acteurs. Nous retrouvons dans ce roman policier le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, un personnage qui revient apparemment dans plusieurs romans de Fred Vargas. Son enquête commence par la visite d’une jeune femme, angoissée par des graffitis apparaissant sur la majorité des portes de son immeuble. Septique au début, le commissaire finit par prendre l’affaire au sérieux lorsque d’autres immeubles sont victimes du même phénomène.

Mon avis ?

J’ai beaucoup aimé la plume enchanteresse de cette écrivaine. C’est la première fois que je lis une de ses oeuvres et j’ai été surprise de l’atmosphère qui se dégage de ce roman. Les événements sont insolites et au-dela de l’histoire policière, c’est avant tout les personnages que je retiens. Ce que je trouve par ailleurs dommage. Car lorsque j’achète un livre policier, ce que je recherche avant tout, c’est du bon suspense, une intrigue qui vous prend aux tripes, qui vous empêche de fermer l’oeil de la nuit. Or c’est tout autre chose qui s’est passé ici. J’ai l’impression que l’histoire policière n’est qu’un prétexte à la découverte de ses personnages qu’elle décrit avec beaucoup de plaisir, me semble-t-il. Ce n’est pas un reproche, mais c’est un peu décevant et déroutant.

Des personnages attachants

En effet, la grande force de Fred Vargas réside dans son habileté à créer des personnages qui nous semblent réels et profondément humains. Ils se livrent à travers leurs tics et leurs défauts qui les rendent souvents amusants, dans tous les cas attachants. Ce sont eux qui nous promènent et nous donnent envie de continuer. Joss Le Guern est tout simplement irrésistible et le commissaire…disons spécial mais tellement vrai. Une belle galerie. Les dialogues sont drôles et très bien agencés.

Un suspense policier plutôt long à venir

En ce qui concerne l’intrigue elle-même, je n’ai pas été emballée. L’action est longue à se mettre en place (il faut attendre la page 100 pour que quelque chose se passe réellement) et on devine assez aisément ce qui va se passer. Du moins, j’avais deviné une bonne partie de l’intrigue, ce qui m’a fortement déçue. Il y a bien un rebondissement à la fin qui sauve le tout mais bon…
Un autre élément qui m’a déstabilisée dans ma lecture est l’époque dans laquelle se déroule l’histoire. Les personnages évoluent au 21ème siècle, il n’y a pas de doute là-dessus, mais les descriptions laissent penser qu’on se trouve au moyen-âge. L’atmosphère est propre à cette époque et j’étais par moments décontenancée par certains détails qui me rappelaient notre siècle. Le fait que Fred Vargas soit archéologue médiéviste n’est certainement pas étranger à cette caractéristique. Ce roman est effectivement comme une fouille: on cherche, on trouve quelques indices, on dépouissière, on s’interroge et enfin on tire des conclusions.

Un très bon livre…  mais un policier moyen !

Fred Vargas est une romancière qui sait jouer avec les mots, qui parvient à faire ressentir des sentiments sans tomber dans le pathéthique. Elle sait raconter une histoire, mettre en scène des personnages.
Mais une question demeure en moi : pourquoi a-t-elle choisi d’écrire du policier ?

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25
mar

J’ai lu pour vous : la mémoire dans la peau

   Posted by: eve Tags: ,

Caractéristiques

Titre: La mémoire dans la peau
Auteur: Robert LUDLUM
Date de parution: 10/2007
ISBN: 978-2-253-03144-4
Edition: Librairie générale française -  Livre de poche
Nombre de pages: 666

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L’auteur

Robert Ludlum est un auteur new-yorkais né en 1927 et décédé en 2001. Il a écrit plus d’une vingtaine de romans d’espionnage dont plusieurs ont été adaptés au cinéma. La Mémoire dans la peau a obtenu le prix Mystère du meilleur roman étranger en 1982. Ce roman sera suivi par La Mort dans la peau et par La Vengeance dans la peau.

Synopsis

Sur une île près de Marseille, un homme se réveille amnésique et blessé. Il a été victime d’une attaque à main armée et soigné par un médecin, un alcoolique notoire. Ce dernier lui apprend qu’un numéro de compte bancaire se trouvait sur un film sous sa peau. L’homme perçoit des flashs mais qui ne revêtent aucune signification pour lui. La seule façon pour lui de découvrir son identité est de partir à Zurich avec ce numéro de compte comme seul indice mais ce qu’il découvre sur lui-même l’effraie au plus haut point. Car il est clair pour lui qu’il a appris à se battre, à tuer et à s’adapter à n’importe quelle circonstance. Qui est-il vraiment?

Un suspense à l’efficacité maximale servi par une écriture rapide

Je reste subjuguée par le talent de ce romancier. Il dose avec efficacité le suspense et manie la tension comme personne. Le lecteur est balancé de rebondissement en rebondissement et aucun moment de répit ne lui est accordé. Il est englouti dans un tourbillon d’actions qui l’emporte dans un histoire au rythme soutenu. L’homme, parti à la recherche de son identité, se retrouve traqué par des individus dont le rôle ne sera clarifié qu’à la fin ou presque du roman. Le suspense est d’autant plus efficace qu’il se déroule après la guerre de Vietnam, à une époque relativement troublée.

Un personnage torturé mais aussi troublant

Une caractéristique de ce roman réside dans le peu de place laissée à la psychologie des personnages. Peu d’introspection ou de réelle remise en question. Les personnages agissent selon des besoins assez primaires que nous pourrions résumer en deux mots : survivre et comprendre. Cela dit, le héros nous interpelle et pose implicitement des questions finalement existentielles : qui sommes-nous réellement? Si on oublie notre passé, peut-on devenir quelqu’un d’autre? A partir du moment où une personne croit en nous, est-ce que cela suffit pour nous rendre meilleurs?

Mon avis?

J’ai pris un plaisir rare à lire ce roman. Le style au début ne m’accrochait pas trop car l’auteur impose un rythme très cadencé. Il  va à l’essentiel, se contentant de peu de descriptions mais qui restent néanmoins suffisamment développées pour se plonger dans l’ambiance du livre.  Les dialogues sont courts et brefs. L’intrigue est bien ficelée et le texte va de rebondissement en rebondissement. Malgré le thème de l’espionnage qui m’attire moins a priori, j’ai été captivée par l’histoire. En tout cas, j’ai hâte de lire la suite.

A conseiller absolument !!


Auteurs : maxime chattam,
Editions : france loisirs
Parution : 03 nov 2008
Pagination : 481 pages
ISBN : 9782298023022
Prix : 19 €

Cette chronique a également été publiée sur 1001livres, site où je suis inscrite en tant que critique libre. Vous pouvez lire l’entierté de mon article sur le site en question.

Autre Monde est une trilogie dont L’Alliance des Trois est le premier tome.
Ce livre m’a été recommandé par de nombreux lecteurs, fascinés par l’univers que Maxime Chattam avait réussi à créer. Mes attentes étaient donc élevées, peut-être un peu trop car mon enthousiasme s’est malheureusement dégonflé à la lecture des premières pages, comme un malheureux soufflé râté. Heureusement, je me suis accrochée et au final, je ne le regrette pas car le roman en vaut la peine. Quand même.
Mais commençons par le commencement.

Résumé

Matt Carter, un adolescent de 14 ans, est de plus en plus intrigué par d’étranges phénomènes qui sévissent à Manhattan. D’étranges éclairs bleus apparaissent et rampent le long des immeubles, telles de mains maléfiques à la recherche de proies. Une Grande Tempête frappe sa ville en pleine nuit et lorsqu’il se réveille, tout a changé. Le monde semble avoir disparu. Il retrouve son ami et ils décident tous les deux d’explorer cet Autre-Monde et de survivre. Que s’est-il donc passé? Sont-ils les seuls à avoir survécu?

L’histoire.
Tout tourne autour du thème du roman qui comprend une belle intrigue de départ, efficace et qui sert bien les personnages. J’entends par là que le lecteur est tout de suite impliqué par la vie des héros, ce qui nous donne envie d’aller plus loin et de découvrir ce qui s’est passé. L’ensemble se tient et un certain mystère s’épaissit au fil des pages. Les actions se succèdent bien sans pour autant balancer le lecteur d’un endroit à un autre.

Les personnages.
Les personnages sont assez bien construits et suffisamment intéressants pour attirer l’attention. Heureusement car sinon je pense que j’aurais vite décroché en raison de ma difficulté à m’identifier aux héros. Bien sûr, ils sont adolescents (ce qui n’est pas mon cas) mais  je ne pense pas que cela en soit la raison. Non, le problème tient au fait qu’on a l’impression d’avoir affaire tantôt à des enfants de 10 ans tantôt à des adolescents de 16 ans voire 18 ans.
L’auteur a sans doute essayé de faire évoluer ses personnages mais leur progression n’est pas linéaire et semble presque dûe au hasard des événements. L’auteur n’a pas été au bout de la complexité des héros et de leur construction, et cela m’a dérangée dans ma lecture. Un peu comme si on fait bâtir une magnifique maison mais dont le fignolage n’est pas terminé.

Le style.
D’accord, c’est bien écrit. Le vocabulaire, la construction des phrases, les descriptions, la structure des chapitres…c’est parfait. Mais alors pourquoi j’ai eu l’impression que cela s’adressait à des adolescents et non à un public adulte? Certaines explications étaient trop simplistes. C’est un roman finalement rempli de naïveté, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi, je le concède volontiers. L’intrigue de base est bonne mais il manque un véritable suspense dans les actions elles-mêmes. Je n’ai pas ressenti de véritable terreur, une horreur sans nom qui me tienne en haleine au point de ne savoir lâcher le livre avant de l’avoir terminé. Alors que tous les éléments s’y prêtent!

Conclusion? Mitigée.
On est passé à côté d’un petit chef-d’oeuvre. Et c’est bien dommage car la déception n’en est que plus grande. Au point de me demander si je vais acheter les tomes suivants…

Comme vous le savez, j’ai relu dernièrement l‘Aliéniste de Caleb Carr il n’y a pas longtemps. C’est tout naturellement que j’ai continué dans ma lancée avec la suite du roman: L’ange des Ténèbres. On y retrouve les mêmes personnages aux prises avec une serial killer terrifiante. On peut  tout à fait lire ce roman sans avoir lu L’Aliéniste, tout est bien expliqué. Pour rappel, Caleb Carr est né à Manhattan et est diplômé d’histoire. Il réside à New York et a à son actif plusieurs romans.

Résumé:

L’histoire est racontée du point de vue de Stevie Taggert, le jeune protégé du Dr Kreizler. Un jour, Sarah Howard, devenue détective privée pour femmes, reçoit la visite de l’épouse d’un diplomate espagnol: sa petite fille aurait été enlevée sous ses yeux par une femme bien étrange. Sarah rassemble donc l’ancienne équipe de l’affaire Beecham : le journaliste John Moore, les inspecteurs Marcus et Lucius Isaacson, Stevie Taggert, Cyrus et bien sûr Lazlo Kreizler. Ensemble, ils se lancent dans cette nouvelle aventure alors que l’Institut du Dr Kreizler est soumis à une enquête suite au suicide d’un des pensionnaires.

Mon avis? A nouveau, la magie opère: des personnages à la personnalité complexe, une intrigue bien ficelée, une écriture de belle qualité. Cette fois, plus qu’une enquête psychologique, c’est une enquête judiciaire à laquelle on a affaire ici, même si on découvre peu à peu ce qui a amené la tueuse en série à de tels actes. Il n’y a pas de temps morts, le suspense vous emporte. Le fait que l’histoire soit racontée par Stevie Taggert est intéressant car on a un point de vue plus affiné sur John Moore. On a aussi un regard extérieur sur les relations qui lient cette équipe efficace. De nouveaux personnages apparaissent, eux aussi à l’histoire compliquée. L’auteur réussit à nous plonger dans le  New York de 1897 et le voyage est saisissant. On imagine très bien la puanteur des lieux, le vacarme ambiant, la pauvreté et le danger de certains quartiers.  Une vraie réussite.

Linwood Barclay est un auteur canadien qui a à son palmarès quelques beaux succès dont « Cette nuit-là » (No time for goodbye en anglais). Vous pouvez en savoir plus sur ce génial auteur en consultant son site. Le roman « Cette nuit-là » a été traduit en 20 langues.

Résumé:

Tout commence par une étrange affaire: Cynthia, une adolescente, se réveille un matin et découvre que toute sa famille a diparu. Ses parents, son frère…il ne reste plus personne. Un véritable cauchemar que personne n’arrive à expliquer. Plus de 20 ans plus tard, la jeune femme ne sait toujours pas ce qui s’est passé. Désormais épouse et mère de famille, elle reste obsédée par cette tragédie qui lui pourrit la vie d’autant que des événements suspects font leur apparition…L’histoire est racontée par le mari de Cynthia qui va bien entendu être lui aussi engagé dans cette aventure troublante.

Mon avis?

Pour moi, ce roman est l’exemple-type du thriller réussi. Lâcher ce bouquin en cours de route? Impossible! Le fait que l’histoire soit racontée du point de vue du mari et non de la principale intéressée rajoute un élement très intéressant à la psychologie des personnages qui s’en retrouve renforcée. Le lecteur est balancé de rebondissement en rebondissement, la fin est bien amenée. Vous voulez savoir comment s’écrit un bon thriller? Lisez ce livre!! Chaque phase a son importance, chaque détail est révélateur. Les personnages sont soupçonnés à tour de rôle…Personnellement, je n’avais aucune idée de ce qui avait bien pu se passer cette nuit-là.

Tout y est: du supense, de la psychologie et même de l’humour. Non, vraiment, moi j’ai adoré!

8
jan

J’ai lu pour vous: l’Aliéniste

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J’avais lu « L’Aliéniste » de Caleb Carr il y a bien longtemps. Mais récemment, en faisant le tri de ma bibliothèque, je suis retombée sur ce roman et l’envie m’est venue de le relire.  Et je ne le regrette pas! L’Aliéniste est un thriller psychologique des plus efficaces!  Caleb Carr l’a écrit en 1996 et a reçu le grand prix de littérature policière pour ce livre.  Il a aussi écrit le « Le Diable Blanc » et « le Tueur du Temps ».

Résumé

L’histoire se déroule en 1896, à New York. Le cadavre d’un jeune garçon de 14 ans horriblement mutilé vient d’être retrouvé. Roosevelt,  à l’époque préfet de police, charge Laszlo Kreisler, un éminent aliéniste (terme utilisé à l’époque pour désigner les psychologues),  d’enquêter sur ce meurtre et de dresser le profil psychologique du meurtrier. Pour mener à bien sa mission, l’aliéniste s’entoure de toute une équipe dont un journaliste, John Moore, le narrateur de l’histoire. A deux, ils font appel à un groupe d’enquêteurs et se battent contre la montre pour empêcher que d’autres meutres soient commis,. Il ne fait aucune doute pour eux qu’ils ont face à eux un tueur en série!

Mon avis?

L’histoire de Jack l’Eventreur vous a toujours passionné? Vous aimez les thrillers psychologiques efficaces? Ne cherchez plus, ce livre est pour vous! C’est un roman qui se lit vite grâce à une description des lieux très efficace (et non lourde)  vous permettant d’imaginer sans difficultés le contexte de l’histoire. Les personnages sont complexes, bien décrits. L’originalité du roman tient au fait qu’on part de l’analyse psychologique du tueur, permettant peu à peu de remonter jusqu’à lui.

L’écriture est de grande qualité, la construction du suspense semblable à celle d’un bon film! Les thèmes abordés sont  variés: la difficulté mais aussi l’enrichissement de la construction d’une équipe, l’étude psychologique d’un tueur en série, l’introduction délicate et controversée de nouveaux modes d’investigation criminelle (comme les empreintes digitales), la souffrance humaine…. oui, oui, tout cela figure dans ce roman exceptionnel.

A lire absolument!!

26
déc

J’ai lu pour vous : L’empreinte du mal

   Posted by: eve Tags:

Le titre donne le ton… Henri Horrock, l’auteur, est le pseudonyme d’un couple de journalistes qui, si je ne me trompe pas, a aussi écrit « Neige rouge sang ». On est vite plongé dans le monde politique américain et les personnages sont assez intéressants.

Résumé

L’histoire commence alors que le héros, le lieutenant Cal Terrell, est allongé sur un lit d’hôpital, incapable de parler ou de bouger. Entre deux piqûres et autres examens médicaux, il repense aux dernières semaines infernales qu’il a vécues. Pour lui, il ne fait aucun doute que l’agression dont il a été victime est liée à l’enquête qu’il était en train de mener sur la mort de Mary Jeanne Turner, une jeune fille magnifique âgée d’un peu moins de 20 ans. Ce décès coïncide avec une tuerie au Reggae Club qui a causé la mort de plusieurs personnes et qu’on lui a également mis sur le dos. A force de remuer dans le passé de Mary, Cal a découvert des éléments compromettants allant jusqu’à impliquer des hauts politiques de Washington. Mais le problème est là: que vient faire Mary,  cette belle hôtesse retrouvée morte et marquée au fer rouge, avec tous ces politiciens plus véreux les uns que les autres? Et quel lien avec cette tuerie au Reggae Club?

Mon avis? « L’empreinte du mal » est un suspense bien ficelé. La deuxième partie est si prenante qu’on a du mal à lâcher le livre. Il touche à deux sujets principaux: la politique et le racisme. Les personnages sont attachants avec leur problèmes quotidiens, leurs travers mais aussi leurs qualités. Quelques passages (en particulier un) pourraient arracher des larmes à certains…On est pris dans l’histoire dès le début, bien que le mélange entre les flashbacks du héros et le présent ne soit pas toujours des plus réussis. La fin est surprenante!

Un roman qui vaut la peine d’être lu si on aime les bons romans policiers à l’intrigue solide et crédible.

Les voisins d’en face est un suspense écrit par Sorrell Ames. auteur dont je n’ai pas réussi à découvrir la moindre information…. L’histoire est intéressante mais sans grande originalité. La critique au dos du livre parle de suspense haletant et d’un univers cruel et angoissant…. Je dirais que c’est quelque peu exagéré. C’est loin d’être un thriller malgré quelques bons rebondissements!

Résumé:

L’histoire se concentre sur Annie Morgan, jeune maman rédactrice de textes publicitaires. Elle semble avoir tout pour être heureuse: un mari affectueux et complice, deux jeunes enfants qu’elle adore (dont une fille qui vient à peine de naître) et un emploi intéressant. Mais voilà, entre deux changements de couches, elle s’ennuie. Alors, le jour où de nouveaux voisins emménagent, Annie sent sa curiosité s’éveiller. C’est d’autant plus le cas qu’elle se rend compte que la fréquence de son Baby-Phone peut se connecter à celui des voisins et qu’elle peut entendre leurs conversations! Annie devient de plus en plus indiscrète et elle découvre que son voisin, obstréticien de métier, ne semble pas très net. L’héroïne s’engage alors dans une véritable enquête et se retrouve plongée dans un monde mystérieux de dons d’organes, de fausse couches suspectes….

Mon avis? Et bien, disons que j’ai eu du mal à accrocher. L’histoire du Baby-Phone me paraît tirée par les cheveux, d’autant plus que chaque fois que l’héroïne le branche, elle entend des conversations compromettantes et d’une grande clarté. C’est quand même de sacrés coups de chance! :-)

Et puis, le passage avec la baby-sitter qui vient la trouver, elle (qu’elle connait depuis peu), plutôt qu’un proche pour lui faire part de ses soupçons… – je n’en dis pas plus pour ne pas trop en dévoiler – ce passage-là manque à mes yeux de crédibilité. Quant à son déchirement entre son sens du devoir et son sentiment de culpabilité, je le trouve assez mal exploité… Sinon, l’auteure décrit bien ses personnages qui sont assez attachants (ou au contraire détestables).

Bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas spécialement aimé malgré une base intéressante.

Justine Imminente de Jilliane Hoffman est un suspense judiciaire très bien construit. L’auteure a elle-même été procureur adjoint à Miami puis conseillère juridique de l’Etat de Floride, possédant ainsi tout le matériel nécessaire à la construction de son livre. Justice Imminente est son premier roman, rapidement devenu best-seller, et dont les droits d’adaptation cinématographique ont été achetés par Warner Bros. La suite de Justice Imminente a été écrite et s’intitule Ultime Témoin, roman que je n’ai pas encore lu.

Résumé:

Justice Imminente est l’histoire d’une vengeance, celle d’une victime en mesure de juger son bourreau.

Chloé Larson est une jolie étudiante en droit de New York. Un soir de pluie, elle est victime d’un viol particulièrement sauvage et atroce, dans son propre appartement, et qui lui laissera des traces profondes aussi bien physiques que mentales. Douze ans plus tard, elle devient procureur en Floride et doit instruire un dossier relatif à un tueur en série effroyable qui fait ressurgir son passé.

Mon avis? Ce livre est effrayant! Vous voulez des frissons? Frémir d’horreur devant des descriptions qui donnent froid dans le dos? Lisez Justice Imminente. L’expérience de l’auteure en tant que procureur rend le roman crédible dans son développement et la qualité des personnages en renforce le suspens. Les crimes sont horribles (un peu trop pour moi) et on a parfois du mal à imaginer (ou pas envie de croire) qu’une telle cruauté puisse exister…Certaines scènes sont tout simplement choquantes et les roman est clairement à déconseiller aux âmes sensibles.

Mise à part cette remarque, on a du mal à lâcher le bouquin. En trois jours, je l’avais terminé! Ce n’est pas seulement un bon roman policier mais c’est aussi l’histoire prenante d’une obsession, de justice, de certaines valeurs, du bien et du mal, d’une reconstruction de soi…. Bref, des thèmes divers mais qui servent un même récit. L’ensemble est bien construit, la psychologie des personnages bien placée et le suspens monte, monte…jusqu’à un dénouement surprenant! Personnellement, je n’avais pas deviné ce qui se passerait. Sachant que la suite est parue, je pense que je la lirai avec un certain enthousiasme.

7
nov

J’ai lu pour vous: Voyage de noces

   Posted by: eve

Voyage de noces est un roman écrit par Christine Arnothy, écrivaine à la belle carrière littéraire ponctuée de quelques grands prix.

Résumé:

Voyage de noces raconte l’histoire d’Ellen, la fille ainée d’un juge habitant Rennes, en France. La jeune femme voit arriver dans sa vie un bel américain de passage, Nick, qui lui fait immédiatement la cour. Ellen, séduite et flattée, se laisse d’autant plus facilement conquérir qu’elle est fortement attirée par l’Amérique et tout ce qu’elle représente. Nick, quant à lui, sait que s’il épouse une française, conformément au désir de sa tante décédée, il bénéficiera d’un héritage conséquent. Ellen quitte donc Rennes et sa famille pour découvrir la réalité d’une vie à San Fransisco. Elle fait aussi la connaissance du meilleur ami de Nick dont la présence oppressante l’angoisse autant qu’elle l’attire.

Quel étrange livre! Je n’arrive pas à me décider s’il m’a plu ou non…. Le suspense lié au choix de Nick (pourquoi avoir jeté son dévolu sur Ellen? Quel est son secret?) n’est qu’un prétexte à une histoire où la confusion des sentiments est maître. Tout y est ambivalent… les trois principaux personnages – Ellen, Nick et son ami Robin – sont liés par une relation d’amour-haine assez dérangeante. Le mensonge et la vérité se confondent et on ne sait jamais à quoi s’en tenir. Il y a aussi du Mme Bovary dans Ellen, insatisfaite  de la vie qu’elle mène à Rennes, de celle qu’elle mène à San Fransisco, de ses rapports avec Nick. On ne s’y retrouve pas dans leurs éternelles batailles entremêlées de moments romantiques.Qui aime qui? Qui déteste qui? Et finalement, savoir pourquoi Nick a choisi Ellen, connaître le secret qui lie ce dernier et Robin, ce n’est pas cela qui pousse le lecteur à continuer. Non, ce qui pousse à continuer c’est l’espoir que les relations s’éclaircissent et qu’on découvre enfin l’objet qui fera le bonheur de ce couple qui s’entredéchire.