Category Archives: les chroniques d’Eve

Chronique _6 : mai 2014

Chronique _6 : mai 2014

Les chroniques d’Ève – 6

Cher blog

Je vais vous raconter la suite de mon histoire sous la forme d’un conte et comme tous les contes celui-ci commence par …

Il était une fois… une jeune femme, Ève, qui perdit son reflet. Cette disparition aussi soudaine qu’inexpliquée la plongea dans un profond désarroi car elle se rendit compte à quel point son reflet lui était cher. Elle appréciait sa présence au moindre appel, sa fidélité à toutes épreuves et même sa franchise parfois si détestable. En disparaissant, Ève avait l’impression d’avoir perdu une partie d’elle-même.

Ne sachant que faire, elle se tourna vers son ami Mike, le seul être à pouvoir l’aider. Il est vraiment spécial, Mike, car son histoire était peu commune. Celle-ci commença la nuit de son fatal accident de voiture. Refusant de rejoindre le royaume des morts, Mike erre depuis entre deux mondes sans trouver le repos.
Au début, son ami ne comprit pas pourquoi il était si important pour Ève de retrouver son reflet. Lui-même n’en avait plus depuis longtemps sans que celui lui manque. Mais il savait à quel point son reflet comptait pour la jeune femme et ce fait seul lui suffisait. Il partit donc à la recherche d’informations et trouva une réponse.

Lorsque Ève apprit la raison de la perte de son reflet, elle fut encore plus désespérée. Préoccupée par ses tâches quotidiennes, elle lui avait accordé de moins en moins d’intérêt. Ces derniers temps, elle ne lui jetait plus que des regards distraits, un peu au hasard, en passant devant un miroir. Blessé par son indifférence, le reflet disparut car seul l’attachement d’un propriétaire à son image le retenait en ce monde et le faisait apparaître. Sans considération, le reflet perdit sa raison d’être et ne se montrait plus.

La nouvelle ébranla fortement la jeune femme car si ce que Mike lui avait appris était vrai, comment ferait-elle revenir son reflet ? Etait-ce seulement possible ?

Chronique 5 : 20/06/2013

Chronique 5 : 20/06/2013

Les chroniques d’Eve – 5

20/06/2013

J’ai vécu une après-midi extraordinaire ! Jamais je n’aurais pensé qu’être coincée durant trois heures dans un train me laisserait un souvenir si inoubliable.

Après avoir rendu visite à mon amie, Maria, que je connais depuis que j’ai commencé à travailler, à savoir une dizaine d’années, je pris le train à la gare de Schuman, direction Alost.

Il était 16h48.

Le train venait à peine de démarrer quand il s’arrêta brusquement avant même que nous atteignions Bockstael, l’arrêt suivant. Au début, je ne me suis pas inquiétée – après tout cela arrive fréquemment – mais au bout de trente minutes, je me demandai à l’instar des autres voyageurs, ce que pouvait bien f….. ce maudit train ! La voix du contrôleur se fit alors entendre et il nous annonça d’une voix tragique que la locomotive était en panne. A peine avait-il terminé, qu’un chahut assourdissant m’agressa les oreilles. Les GSM crépitèrent : envois de textos, coup de fils urgents – “chéri, tu peux aller chercher les enfants à la crèche ?” – grognements d’insatisfaction, onomatopées en tous genres. Durant plusieurs minutes, le wagon fut rempli de protestations, de râleries ou de propros fatalistes. Français, néerlandais, et même anglais, toutes les langues se mélangeaient en une basse-cour hétéroclite. Une vraie cacophonie !

La suite

Chroniques 4 : 02/06/2013

Chroniques 4 : 02/06/2013

Les chroniques d’Eve – 4

02/06/2013

Ne plus avoir de reflet est une expérience étrange. Je n’y avais jamais songé avant que cela m’arrive. A l’heure où les histoires de vampires sont à la mode, je me rends compte à quel point cette spécificité est minimisée. Les vampires ne peuvent plus s’observer puisqu’ils n’ont plus d’âme. Le fait que mon reflet ait disparu signifie-t-il que j’ai perdu la mienne ?

Est-ce que les autres me voient ? Et surtout, comment me perçoivent-ils ? Je me surprends à me poser ces questions au moindre instant : dans le train, dans la rue, et même lorsque je sers mes clients. Si quelqu’un me bouscule par mégarde, je panique et me demande “est-ce que j’existe encore pour les autres ?” Comment être reconnu si soi-même on ne se voit pas ?

Je me surprends à scruter la moindre parcelle de mon corps mais sans parvenir à former une image globale de moi-même. Dans ce monde, la beauté vous ouvre des portes, y compris pour décrocher un emploi, en particulier dans des métiers comme celui de danseuse et même de serveuse. Mais la beauté ne se définit-elle pas par rapport aux autres ? Comment puis-je savoir alors ? Je me demandai si les vampires se posaient les mêmes questions. En tout cas dans les films, ils ne se tracassaient pas outre mesure de la perte de leur reflet.

Cela fait plusieurs jours, deux semaines environ, que je ne perçois plus mon reflet. Au début, j’étais plus étonnée qu’inquiète mais depuis peu une tristesse indéfinissable s’est abattue sur moi. J’ai l’impression d’avoir perdu une amie très chère, silencieuse, discrète mais intime. Ce matin, j’étais particulièrement déprimée et ces questions sans réponse tournaient sans cesse dans ma tête. Je décidai donc, comme à chaque fois que j’ai un coup de cafard, d’aller voir mon ami Mike.
La suite

Chronique 3 : 20/05/2013

Chronique 3 : 20/05/2013

Les chroniques d’Eve – 3

20/05/2013

Mon reflet a disparu!

Je ne sais pas comment cela a pu se produire mais je suis sûre d’une chose : je n’ai plus de reflet. Je n’arrive plus à me regarder dans la glace. Bouleversée, je tape vite ces quelques mots sur mon ordinateur avant de partir travailler. Les clés de ma voiture attendent sagement sur le bureau alors que mes doigts s’agitent avec frénésie sur le clavier.

Comme je n’ai pas beaucoup de temps, je vous explique brièvement comment cela s’est passé.
La suite

Chronique 2 : 27/04/2013

Chronique 2 : 27/04/2013


Les chroniques d’Eve – 2

27/04/2013

La fin de semaine s’est plutôt bien passée même si, conformément à mes craintes, le temps s’est rafraîchi et que j’ai rangé mes belles lunettes de soleil.

Ce week-end est un week-end de repos. Un week-end par mois, je m’accorde le luxe de ne pas travailler. Je reste chez moi, à bouquiner et écrire. Le bonheur. D’autant plus que cette fois-ci je n’ai pris aucun rendez-vous, je n’ai prévu aucune visite, je n’ai pas de course particulière à faire. Je suis juste allé chez mon traiteur préféré et j’ai commandé un bon petit plat pour ce soir.

Je n’ai plus revu mon double bizarroïde. Pour tout dire, je me sens même un peu ridicule. C’est vrai : un reflet qui vous sourit. Il y a de quoi rire ! Un reflet est un reflet, point. Il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Après tout, j’ai vécu des événements plus étranges. Seulement voilà. Ce n’est pas la première fois que je la vois, cette femme qui me ressemble. Un jour, alors que je faisais les magasins à la Rue Neuve de Bruxelles, je l’ai croisée. Je regardais une vitrine – il y avait là une tunique sublime qui orne désormais un cintre de mon armoire – lorsqu’elle m’apparût. Elle portait ce vêtement que je reluquais depuis des heures et me faisait signe d’entrer. J’ai trouvé cette scène étrange, bien sûr, mais je pensai que mon inconscient m’invitait simplement à me faire plaisir. Il faut dire que cette tunique est vraiment magnifique, d’un jaune psychédélique. Sous un soleil éclatant, elle fera un malheur et sur une peau bronzée, l’effet sera encore plus saisissant. Bref, j’ai très vite oublié ce reflet vivant jusqu’à l’histoire du train, mercredi dernier.

Aujourd’hui, je me sens plus sereine. Mon reflet a une vie propre ? Et alors ? Je compte profiter de mes deux jours de repos. Peut-être ferai-je quand même un peu de nettoyage. Juste un peu. Quant à mon reflet, je compte bien l’oublier.

Chronique 1 : 24/04/2013

Chronique 1 : 24/04/2013

Les chroniques d’Eve – 1

24/04/2013

Je m’appelle Ève Dennels. Bien sûr, ce nom ne vous dit rien et pour cause : je ne suis ni une actrice ni une chanteuse célèbres et encore moins une auteure aux milliers de livres vendus ! Ce n’est pas l’ambition qui me manque, remarquez bien. D’ailleurs, vous apprendrez que j’écris des histoires et même des romans à mes heures perdues ! Je les diffuse sur le Net pour mon plus grand plaisir et celui de mes quelques fans mais il n’en reste pas moins que les probabilités que vous connaissiez mon nom sont minimes.
Je vis à Grand-Bigard, non loin de Bruxelles, la Capitale de l’Europe, où je travaille comme serveuse à temps partiel. Mon autre métier : danseuse. J’exerce mon art dans certaines boîtes de nuit que je choisis autant pour leur renommée que pour leur relative sécurité. J’ai acquis une certaine réputation dans le milieu et les contrats commencent à affluer. On me paye pour que je mette l’ambiance sur les pistes de danse et ça me va très bien !
Pourquoi je vous raconte tout ça ? Pour planter le décor. Il faut bien que vous en sachiez un peu sur moi avant que je vous raconte ce qui m’arrive. Car je suis témoin d’événements étranges et je ne peux me confier à personne. Reste vous, lecteurs potentiels.
Bon. Je suppose que vous en savez assez. Il est 22h. Autant commencer par ma journée d’aujourd’hui. Allons-y !

Les chroniques d’Eve Dennels

Les chroniques d’Eve Dennels

Bonjour à tous. Alors, je vous ai manqué ? Ne vous inquiétez pas, Eve Dennels revient. ;-) Avec une nouvelle formule pour le site.

L’imaginaire c’est ce qui tend à devenir réel.
André Breton

Laissons la fantasy entrer dans nos vies. A partir de maintenant, je vous propose de me suivre dans la vie de tous les jours de Eve Dennels.  Et pour vous faciliter la tâche, je rassemblerai mes aventures sur une page spécifique : les chroniques d’Eve Dennels. Vous n’aurez aucune excuse. Et puis, je parie que vous serez surpris par ce que vous lirez.  Car la vie est loin d’être lisse et nos alentours recèlent de nombreux secrets. Vous n’avez jamais remarqué qu’il se passe des choses étranges ? Pourtant les histoires de phénomènes paranormaux pullulent. Nous avons tous vécu ou entendu d’un proche une histoire rocambolesque voire inexplicable. On préfère ne pas les croire. Ou alors on les met au placard, dans un coin sombre de notre cerveau et nous finissons par les oublier. Seulement, voilà. Moi, j’ai décidé de ne pas les nier. Je veux non seulement m’en souvenir mais les partager.

Et vous savez quoi ? J’ai l’impression que plus j’accorde de l’intérêt à ces phénomènes et plus ils deviennent fréquents. Comme si j’avais ôté des œillères.

Le réel et l’imaginaire forment un tout indissociable. (Georges Duby)

Le fait de penser à une chose absente la rend présente.
Et si c’était vrai ?