Salon du Livre de Paris 2010

Salon du Livre de Paris 2010

En ce samedi 27 mars 2010, le soleil me donna rendez-vous pour une douce journée pleine de perspectives réjouissantes. Le réveil fut moins laborieux que les autres jours de la semaine et même le petit déjeuner peu appétissant de l’hôtel ne réussit pas à ébranler mon positivisme. Le Salon du Livre m’attendait !

Je n’étais pas la seule à être attendue. Dès l’ouverture, à 10h, une file incroyable d’auteurs en dédicace se formait déjà dans l’attente de recevoir le fameux sésame : un badge d’entrée. Très vite, une voix sèche et d’un ton sans appel nous appris qu’un seul badge serait délivré par invitation. Impossible de se faire accompagner de son compagnon, d’un ami, d’un parent ou d’un fan surexcité ! Même si votre livre avait été écrit avec un autre auteur, un seul des deux pouvait entrer.  C’est la règle. On n’est pas là pour rigoler !

C’est donc seule que j’entrai dans l’arène immense, aux larges couloirs feutrés, aux stands pour la plupart d’une sobriété exemplaire. À cette heure-là, le Salon était encore désert mais déjà une certaine effervescence se faisait ressentir. Je découvris sans peine et avec bonheur le stand de TBE illuminé par la présence et le sourire de Caroline, sa responsable marketing. Je ressentis un agréable sentiment de familiarité et c’est avec gaieté que je m’installai à ma petite table.  Je disposai avec soin les quelques exemplaires de mes livres que j’avais emportés, mes résumés et mes cartes de visite. Je pris la pose, stylo-bille en main,  et attendis.

Les visiteurs arrivèrent timidement mais sûrement, interrogeant, écoutant, partageant leurs propres expériences. Un peu plus tard, un autre auteur de TBE vint s’installer à côté de moi et la discussion s’ouvrit sur un sujet que nous connaissions bien : la littérature. Ce fut l’occasion d’échanger nos trucs et astuces, de découvrir un autre univers d’écriture.

Mes deux heures de dédicaces passèrent rapidement, ponctuées d’échanges intéressants avec des personnes que je rencontrais pour la première et sans doute la dernière fois. Je rencontrai aussi Manuel,  avec qui je discute souvent sur un forum sans l’avoir jamais vu. Enfin, je découvrais sa voix, son allure.

Ce jour-là, le virtuel céda enfin sa place à la réalité.

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