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Sans un adieu de Harlan Coben

Sans un adieu de Harlan Coben

Titre : Sans un adieu
Auteur : Harlan Coben
ISBN : 9782714447197
Editeur : Belfond
Date de parution : juillet 2010

Au moins, l’auteur à l’honnêteté de nous prévenir dès le début : il s’agit d’un de ses premiers romans, écrit alors qu’il ne maîtrisait pas encore tout son art. Il a même un peu honte de ce manuscrit qui récèle bien des défauts d’écriture. Et de fait ! J’ai bien rigolé en refermant le bouquin ! ;-) Des personnages caricaturaux, une intrigue tirée par les cheveux, qu’on devine au fur et à mesure de la lecture par des indices gros comme une maison, une contradiction malheureuse, une écriture maladroite, des dialogues qui manquent de clarté … Alors, oui, je confirme : si vous voulez lire un suspense digne des plus grand succès de Harlan Coben, n’achetez pas ce livre!
Cependant, malgré ses défauts, la lecture de ce roman n’est pas désagréable. C’est vrai, même si certains me traiteront d’indulgente. :-) Le rythme est déjà très bon et on peut y déceler quelques ingrédients qui ont fait la recette de cet auteur. C’est grossier, certes, mais les prémisses sont là : un passé encombrant qui rattrape les héros malgré eux, une histoire alambiquée (ici à l’extrême) et surtout ce rythme, ce découpage de l’histoire qui donne malgré tout envie de continuer. Bon, envie est un terme peut-être un peu fort …
Ah, en fait, vous voulez savoir de quoi parle ce roman ? Vous voulez vraiment ? Si vous insistez … :

L’histoire évoque la relation amoureuse entre Laura, un ancien top-model, et David, un basketteur renommé. Leur bonheur est détruit par la disparition de David au cours de leur lune de miel. Qu s’est-il passé ce soir-là ? Meurtre, accident ? L’enquête commence.

Pour résumer : intéressant à lire pour le lecteur curieux et qui veut vérifier l’évolution d’un écrivain en 20 ans !

J’ai lu pour vous : Encore une danse

J’ai lu pour vous : Encore une danse

Titre : Encore une Danse
Auteur: Catherine Pancol
Edition: Livre de Poche
Date : 1999

Cette critique sera très brève car je n’ai pas lu ce livre en entier. Il est rare que je ne termine pas un roman mais c’était au-dessus de mes forces!

Tout d’abord, un petit mot sur l’auteur (quand même):

Née en 1954 à Casablanca, Catherine Pancol a fait des études de lettres. Alors qu’elle travaille comme journaliste, elle est repérée par un éditeur qui publie son premier roman: Moi d’abord. D’autres romans suivront dont les célèbres : La valse lente des tortues et Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi. Son roman « Les yeux jaunes des crocodiles » publié en 2006, a remporté « Le prix de la maison de la presse » la même année.

L’histoire de « Encore une danse » est finalement assez simple et se base sur l’amitié.  Le roman évoque la vie d’un groupe d’amis (Clara, Joséphine, Rapha, Agnès et Lucille) sous le point de vue de chacun d’entre eux.

L’histoire commence par la décision de Clara, 36 ans, de rompre avec son  petit ami, Marc Brosset. Elle s’est rendu compte qu’elle ne l’aimait pas suffisamment car elle  ne pourrait pas mourir pour lui. Et pour cause, elle est toujours amoureuse de Rapha, son ami d’enfance. Autour d’elle, évoluent d’autres personnages, comme son frère et une de ses amies, Joséphine.

Pour ma part, j’en suis restée là. Tous ces personnages (en tout cas, de ce que j’en ai lu) sont en mal d’amour, victimes d’une carence affective dès l’enfance et qui les poursuit à l’âge adulte. Leurs actes ne sont pas toujours logiques et résultent souvent de pulsions impossibles à réfréner (adultères, tromperies, mensonges…). Par leur comportement, ils blessent leurs proches comme ils se blessent eux-mêmes. Bref, un roman d’amitié et d’amour , noir, tortueux. Exactement, le genre de roman que je n’aime pas. L’éternelle insatisfaction pourrait aussi se prêter au thème de ce roman.

Par ailleurs, j’ai été un peu déstabilisée par l’écriture. Le narrateur change sans crier gare : tantôt c’est le « il » impersonnel qui raconte, tantôt c’est un des personnages avec le « je »… Ce changement a lieu au sein d’un même chapitre.

Bref, un roman qui ne m’a pas appris beaucoup, que ce soit au niveau de la narration ou de l’histoire en elle-même.

J’ai lu pour vous : l’accro du shopping dit oui !

J’ai lu pour vous : l’accro du shopping dit oui !

ISBN-13: 978-2266144711
Nombre de pages : 471 pages
Editeur : Pocket
Date de parutrion :2 mars 2006
Collection : Pocket

Une lecture facile et réjouissante

Vous avez un coup de cafard? Vous êtes malade? Ou bien vous êtes au bord de la plage et vous avez envie de passer un bon moment de détente ? Lisez le livre de Sophie Kinsella. C’est 100% léger ! Je n’aurais jamais lu ce livre de mon propre chef mais on me l’a prêté et puis, il faut essayer de nouvelles choses, n’est-ce-pas? ;-) Contre toute attente, j’ai passé un bon moment.

Le futile est utile, c’est bien connu !

L’histoire tourne autour de Becky qui doit choisir entre un mariage traditionnel et une cérémonie très luxueuse à l’américaine. Le ton est bien évidemment léger mais l’auteur réussit tout de même l’exploit de brosser de beaux portraits (quoique caricaturaux par moments) avec un joli clin d’oeil moqueur à l’industrie du mariage et aux weddings planner. Bien que cela ne soit pas le but du roman, on a une petite pensée pour notre petit monde de consommation …

Un livre à lire pour se détendre

C’est un roman bien rafraichissant qui m’a fait rire quelquefois car l’humour est bien sûr très présent dans cette histoire. Les situations sont cocasses et les réparties très drôles. Ce type de livres fait partie du genre la chick lit, genre que je n’aime pas a priori. Et pourtant, j’ai passé un très bon moment ! Un peu comme si on regardait une série de comédie américaine à la télé…J’ai donc été agréablement surprise.

Ne cherchez pas d’intrigues

L’intrigue principale traine en longueur, d’autant que la solution au problème de Becky saute aux yeux dès le départ. Il n’y a pas de réel effet de surprise mais l’ensemble est bien écrit et on se laisse vite emporter par la vie de cette jeune femme spontanée et attachante. On n’échappe pas à quelques caricatures mais l’auteur n’en rajoute pas trop.

À lire si vous voulez vous changer les idées ou au contraire si … vous vous mariez ! :-)

J’ai lu pour vous : Le Trône de Fer

J’ai lu pour vous : Le Trône de Fer

ISBN : 978-2-290-30286-6
Editeur : J’ai lu
Date Parution : 17/01/2001
Nombre de page : 476

Le Trône de Fer (A Song of Ice and Fire) est sans doute l’oeuvre la plus connue de George R. R. Martin, un auteur américain de fantasy et de science-fiction. Cette fresque de plus d’une dizaine de tomes a connu un succès phénoménal et de nombreux produits en ont été dérivés: jeu de cartes , jeu de rôles, jeu de société, série télévisée, sans oublier des blogs et des forums. Pour les amateurs, sachez par ailleurs que deux nouvelles issues de l’univers du Trône de Fer ont également été publiées dans les anthologies Legends et Legends II: The Hedge Knight et The Sworn Sword.

Petite présentation pour les malchanceux qui ne connaissent pas

L’intrigue se déroule dans les Sept Couronnes qui comprend plusieurs « Maisons » dont quatre principales : les Baratheons, les Targaryens, les Starks et les Lannisters. Dans ce premier tome, le roi des Sept Couronnes, Robert Baratheon, demande l’aide de son ami Eddard Stark car le trône est en danger.Ce dernier devient ainsi la Main du Roi, rôle qu’il n’a jamais voulu et qu’il a même failli refuser ! Le voilà embarqué dans les intrigues de la cour et il doit faire face à de nombreux complots mettant en danger sa vie et celle des gens qu’il aime.

L’époque dans laquelle s’inscrit l’histoire se rapproche du Moyen-Âge avec tout ce que cela comporte comme éléments propres à cette période : cour, royaumes, trahisons, chevaliers, guerres… Contrairement à beaucoup de romans de Fantasy, celui-ci fait peu référence à la magie bien qu’elle y soit quelque part omniprésente. Nous savons qu’elle a existé, tout le monde en a peur, on sent qu’elle est là, prête à bondir,…Elle rôde tout autour des protagonistes sans pour autant se dévoiler.

Une écriture détaillée au vocabulaire riche mais complexe

J’ai rarement lu un roman comprenant autant de richesses au niveau des descriptions. L’auteur décrit le monde médiéval avec une précision telle qu’elle en est rare. Il est d’une rigueur… incroyable !! En revanche, la traduction française mériterait d’être revue ! Certaines phrases sont  incompréhensibles et, par moments, le lecteur a presque l’impression de lire du vieux français avec des phrases alambiquées… Sans oublier des mots rattachés alors qu’ils ne devraient pas ! Ces espaces qui manquent ne sont pas bien graves mais suffisamment présents pour m’avoir dérangée dans ma lecture. Dommage.

Des personnages fouillés, attachants, complexes mais…nombreux !

Une des originalités de ce roman est le fait d’attribuer à chaque chapitre le point de vue d’un personnage (il y en a une dizaine dans ce tome). Le lecteur connaît donc les raisons d’une action qui paraissait  par exemple de prime abord immorale. Dans ce roman, ne cherchez  pas de caricatures, de luttes entre le Bien et le Mal, des Bons contre des Méchants. Chaque adversaire a ses raisons. Ce n’est pas un récit initiatique mais un roman sans certitude, bourré d’intrigues, d’alliances improbables, de batailles à l’issue incertaine. C’est une saga à la richesse phénoménale de par la multitude des personnages et par les intrigues bien construites. George R. R. Martin a vraiment bâti un monde à part entière.

Cela dit, il faut parfois s’accrocher. Si vous abandonnez le livre quelques jours ou – pire !- quelques semaines, vous aurez sans doute du mal à réintégrer l’histoire. Les personnages sont extrêmement nombreux et pour tout compliquer, l’auteur fait référence tantôt à leur nom, tantôt à leur grade ou encore à leur surnom ! Pour s’y retrouver, ce n’est pas toujours simple !  D’autant que les personnages secondaires, également très intéressants, sont aussi nombeux. Ajoutez à cela un vocabulaire très riche (j’avoue que je découvrais certains mots, jusqu’alors totalement inconnus), des tournures de phrases à s’arracher les cheveux … non, cela n’est pas toujours simple ! ;-)

Cette complexité entraine d’après moi un bémol : j’ai eu du mal à m’attacher à un personnage. Il n’y a pas de réel héros, tout le monde a son importance. Par ailleurs, l’intrigue est si complexe, qu’à peine s’attache-t-on à l’un des personnages, qu’on est obligés de l’abandonner pour un autre (parfois pour un bon bout de temps)… Conclusion : je n’ai pas réussi à m’attacher à l’un d’entre eux. Reste l’histoire ! Formidable !

J’ai lu pour vous : « Pars vite et reviens tard »

J’ai lu pour vous : « Pars vite et reviens tard »
Auteur : Fred Vargas
Edition : J’ai lu
Parution : 06 oct 2005
Pagination : 346 pages
Format : 180 x 110 x 19 mm
ISBN : 9782290349311
Prix : 6 €
« Pars vite et reviens tard » est le neuvième roman de Fred Vargas, écrivaine française. Ce livre a fait l’objet d’une adaptation au cinéma par le réalisateur Régis Wargnier, avec notamment José Garcia et Marie Gillain comme acteurs. Nous retrouvons dans ce roman policier le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, un personnage qui revient apparemment dans plusieurs romans de Fred Vargas. Son enquête commence par la visite d’une jeune femme, angoissée par des graffitis apparaissant sur la majorité des portes de son immeuble. Septique au début, le commissaire finit par prendre l’affaire au sérieux lorsque d’autres immeubles sont victimes du même phénomène.

Mon avis ?

J’ai beaucoup aimé la plume enchanteresse de cette écrivaine. C’est la première fois que je lis une de ses oeuvres et j’ai été surprise de l’atmosphère qui se dégage de ce roman. Les événements sont insolites et au-dela de l’histoire policière, c’est avant tout les personnages que je retiens. Ce que je trouve par ailleurs dommage. Car lorsque j’achète un livre policier, ce que je recherche avant tout, c’est du bon suspense, une intrigue qui vous prend aux tripes, qui vous empêche de fermer l’oeil de la nuit. Or c’est tout autre chose qui s’est passé ici. J’ai l’impression que l’histoire policière n’est qu’un prétexte à la découverte de ses personnages qu’elle décrit avec beaucoup de plaisir, me semble-t-il. Ce n’est pas un reproche, mais c’est un peu décevant et déroutant.

Des personnages attachants

En effet, la grande force de Fred Vargas réside dans son habileté à créer des personnages qui nous semblent réels et profondément humains. Ils se livrent à travers leurs tics et leurs défauts qui les rendent souvents amusants, dans tous les cas attachants. Ce sont eux qui nous promènent et nous donnent envie de continuer. Joss Le Guern est tout simplement irrésistible et le commissaire…disons spécial mais tellement vrai. Une belle galerie. Les dialogues sont drôles et très bien agencés.

Un suspense policier plutôt long à venir

En ce qui concerne l’intrigue elle-même, je n’ai pas été emballée. L’action est longue à se mettre en place (il faut attendre la page 100 pour que quelque chose se passe réellement) et on devine assez aisément ce qui va se passer. Du moins, j’avais deviné une bonne partie de l’intrigue, ce qui m’a fortement déçue. Il y a bien un rebondissement à la fin qui sauve le tout mais bon…
Un autre élément qui m’a déstabilisée dans ma lecture est l’époque dans laquelle se déroule l’histoire. Les personnages évoluent au 21ème siècle, il n’y a pas de doute là-dessus, mais les descriptions laissent penser qu’on se trouve au moyen-âge. L’atmosphère est propre à cette époque et j’étais par moments décontenancée par certains détails qui me rappelaient notre siècle. Le fait que Fred Vargas soit archéologue médiéviste n’est certainement pas étranger à cette caractéristique. Ce roman est effectivement comme une fouille: on cherche, on trouve quelques indices, on dépouissière, on s’interroge et enfin on tire des conclusions.

Un très bon livre…  mais un policier moyen !

Fred Vargas est une romancière qui sait jouer avec les mots, qui parvient à faire ressentir des sentiments sans tomber dans le pathéthique. Elle sait raconter une histoire, mettre en scène des personnages.
Mais une question demeure en moi : pourquoi a-t-elle choisi d’écrire du policier ?

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J’ai lu pour vous : la mémoire dans la peau

J’ai lu pour vous : la mémoire dans la peau

Caractéristiques

Titre: La mémoire dans la peau
Auteur: Robert LUDLUM
Date de parution: 10/2007
ISBN: 978-2-253-03144-4
Edition: Librairie générale française –  Livre de poche
Nombre de pages: 666

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L’auteur

Robert Ludlum est un auteur new-yorkais né en 1927 et décédé en 2001. Il a écrit plus d’une vingtaine de romans d’espionnage dont plusieurs ont été adaptés au cinéma. La Mémoire dans la peau a obtenu le prix Mystère du meilleur roman étranger en 1982. Ce roman sera suivi par La Mort dans la peau et par La Vengeance dans la peau.

Synopsis

Sur une île près de Marseille, un homme se réveille amnésique et blessé. Il a été victime d’une attaque à main armée et soigné par un médecin, un alcoolique notoire. Ce dernier lui apprend qu’un numéro de compte bancaire se trouvait sur un film sous sa peau. L’homme perçoit des flashs mais qui ne revêtent aucune signification pour lui. La seule façon pour lui de découvrir son identité est de partir à Zurich avec ce numéro de compte comme seul indice mais ce qu’il découvre sur lui-même l’effraie au plus haut point. Car il est clair pour lui qu’il a appris à se battre, à tuer et à s’adapter à n’importe quelle circonstance. Qui est-il vraiment?

Un suspense à l’efficacité maximale servi par une écriture rapide

Je reste subjuguée par le talent de ce romancier. Il dose avec efficacité le suspense et manie la tension comme personne. Le lecteur est balancé de rebondissement en rebondissement et aucun moment de répit ne lui est accordé. Il est englouti dans un tourbillon d’actions qui l’emporte dans un histoire au rythme soutenu. L’homme, parti à la recherche de son identité, se retrouve traqué par des individus dont le rôle ne sera clarifié qu’à la fin ou presque du roman. Le suspense est d’autant plus efficace qu’il se déroule après la guerre de Vietnam, à une époque relativement troublée.

Un personnage torturé mais aussi troublant

Une caractéristique de ce roman réside dans le peu de place laissée à la psychologie des personnages. Peu d’introspection ou de réelle remise en question. Les personnages agissent selon des besoins assez primaires que nous pourrions résumer en deux mots : survivre et comprendre. Cela dit, le héros nous interpelle et pose implicitement des questions finalement existentielles : qui sommes-nous réellement? Si on oublie notre passé, peut-on devenir quelqu’un d’autre? A partir du moment où une personne croit en nous, est-ce que cela suffit pour nous rendre meilleurs?

Mon avis?

J’ai pris un plaisir rare à lire ce roman. Le style au début ne m’accrochait pas trop car l’auteur impose un rythme très cadencé. Il  va à l’essentiel, se contentant de peu de descriptions mais qui restent néanmoins suffisamment développées pour se plonger dans l’ambiance du livre.  Les dialogues sont courts et brefs. L’intrigue est bien ficelée et le texte va de rebondissement en rebondissement. Malgré le thème de l’espionnage qui m’attire moins a priori, j’ai été captivée par l’histoire. En tout cas, j’ai hâte de lire la suite.

A conseiller absolument !!


J’ai lu pour vous : L’Alliance des Trois

J’ai lu pour vous : L’Alliance des Trois
Auteurs : maxime chattam,
Editions : france loisirs
Parution : 03 nov 2008
Pagination : 481 pages
ISBN : 9782298023022
Prix : 19 €

Cette chronique a également été publiée sur 1001livres, site où je suis inscrite en tant que critique libre. Vous pouvez lire l’entierté de mon article sur le site en question.

Autre Monde est une trilogie dont L’Alliance des Trois est le premier tome.
Ce livre m’a été recommandé par de nombreux lecteurs, fascinés par l’univers que Maxime Chattam avait réussi à créer. Mes attentes étaient donc élevées, peut-être un peu trop car mon enthousiasme s’est malheureusement dégonflé à la lecture des premières pages, comme un malheureux soufflé râté. Heureusement, je me suis accrochée et au final, je ne le regrette pas car le roman en vaut la peine. Quand même.
Mais commençons par le commencement.

Résumé

Matt Carter, un adolescent de 14 ans, est de plus en plus intrigué par d’étranges phénomènes qui sévissent à Manhattan. D’étranges éclairs bleus apparaissent et rampent le long des immeubles, telles de mains maléfiques à la recherche de proies. Une Grande Tempête frappe sa ville en pleine nuit et lorsqu’il se réveille, tout a changé. Le monde semble avoir disparu. Il retrouve son ami et ils décident tous les deux d’explorer cet Autre-Monde et de survivre. Que s’est-il donc passé? Sont-ils les seuls à avoir survécu?

L’histoire.
Tout tourne autour du thème du roman qui comprend une belle intrigue de départ, efficace et qui sert bien les personnages. J’entends par là que le lecteur est tout de suite impliqué par la vie des héros, ce qui nous donne envie d’aller plus loin et de découvrir ce qui s’est passé. L’ensemble se tient et un certain mystère s’épaissit au fil des pages. Les actions se succèdent bien sans pour autant balancer le lecteur d’un endroit à un autre.

Les personnages.
Les personnages sont assez bien construits et suffisamment intéressants pour attirer l’attention. Heureusement car sinon je pense que j’aurais vite décroché en raison de ma difficulté à m’identifier aux héros. Bien sûr, ils sont adolescents (ce qui n’est pas mon cas) mais  je ne pense pas que cela en soit la raison. Non, le problème tient au fait qu’on a l’impression d’avoir affaire tantôt à des enfants de 10 ans tantôt à des adolescents de 16 ans voire 18 ans.
L’auteur a sans doute essayé de faire évoluer ses personnages mais leur progression n’est pas linéaire et semble presque dûe au hasard des événements. L’auteur n’a pas été au bout de la complexité des héros et de leur construction, et cela m’a dérangée dans ma lecture. Un peu comme si on fait bâtir une magnifique maison mais dont le fignolage n’est pas terminé.

Le style.
D’accord, c’est bien écrit. Le vocabulaire, la construction des phrases, les descriptions, la structure des chapitres…c’est parfait. Mais alors pourquoi j’ai eu l’impression que cela s’adressait à des adolescents et non à un public adulte? Certaines explications étaient trop simplistes. C’est un roman finalement rempli de naïveté, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi, je le concède volontiers. L’intrigue de base est bonne mais il manque un véritable suspense dans les actions elles-mêmes. Je n’ai pas ressenti de véritable terreur, une horreur sans nom qui me tienne en haleine au point de ne savoir lâcher le livre avant de l’avoir terminé. Alors que tous les éléments s’y prêtent!

Conclusion? Mitigée.
On est passé à côté d’un petit chef-d’oeuvre. Et c’est bien dommage car la déception n’en est que plus grande. Au point de me demander si je vais acheter les tomes suivants…

J’ai lu pour vous: L’ange des ténèbres

J’ai lu pour vous: L’ange des ténèbres

Comme vous le savez, j’ai relu dernièrement l‘Aliéniste de Caleb Carr il n’y a pas longtemps. C’est tout naturellement que j’ai continué dans ma lancée avec la suite du roman: L’ange des Ténèbres. On y retrouve les mêmes personnages aux prises avec une serial killer terrifiante. On peut  tout à fait lire ce roman sans avoir lu L’Aliéniste, tout est bien expliqué. Pour rappel, Caleb Carr est né à Manhattan et est diplômé d’histoire. Il réside à New York et a à son actif plusieurs romans.

Résumé:

L’histoire est racontée du point de vue de Stevie Taggert, le jeune protégé du Dr Kreizler. Un jour, Sarah Howard, devenue détective privée pour femmes, reçoit la visite de l’épouse d’un diplomate espagnol: sa petite fille aurait été enlevée sous ses yeux par une femme bien étrange. Sarah rassemble donc l’ancienne équipe de l’affaire Beecham : le journaliste John Moore, les inspecteurs Marcus et Lucius Isaacson, Stevie Taggert, Cyrus et bien sûr Lazlo Kreizler. Ensemble, ils se lancent dans cette nouvelle aventure alors que l’Institut du Dr Kreizler est soumis à une enquête suite au suicide d’un des pensionnaires.

Mon avis? A nouveau, la magie opère: des personnages à la personnalité complexe, une intrigue bien ficelée, une écriture de belle qualité. Cette fois, plus qu’une enquête psychologique, c’est une enquête judiciaire à laquelle on a affaire ici, même si on découvre peu à peu ce qui a amené la tueuse en série à de tels actes. Il n’y a pas de temps morts, le suspense vous emporte. Le fait que l’histoire soit racontée par Stevie Taggert est intéressant car on a un point de vue plus affiné sur John Moore. On a aussi un regard extérieur sur les relations qui lient cette équipe efficace. De nouveaux personnages apparaissent, eux aussi à l’histoire compliquée. L’auteur réussit à nous plonger dans le  New York de 1897 et le voyage est saisissant. On imagine très bien la puanteur des lieux, le vacarme ambiant, la pauvreté et le danger de certains quartiers.  Une vraie réussite.

J’ai lu pour vous: l’Aliéniste

J’ai lu pour vous: l’Aliéniste

J’avais lu « L’Aliéniste » de Caleb Carr il y a bien longtemps. Mais récemment, en faisant le tri de ma bibliothèque, je suis retombée sur ce roman et l’envie m’est venue de le relire.  Et je ne le regrette pas! L’Aliéniste est un thriller psychologique des plus efficaces!  Caleb Carr l’a écrit en 1996 et a reçu le grand prix de littérature policière pour ce livre.  Il a aussi écrit le « Le Diable Blanc » et « le Tueur du Temps ».

Résumé

L’histoire se déroule en 1896, à New York. Le cadavre d’un jeune garçon de 14 ans horriblement mutilé vient d’être retrouvé. Roosevelt,  à l’époque préfet de police, charge Laszlo Kreisler, un éminent aliéniste (terme utilisé à l’époque pour désigner les psychologues),  d’enquêter sur ce meurtre et de dresser le profil psychologique du meurtrier. Pour mener à bien sa mission, l’aliéniste s’entoure de toute une équipe dont un journaliste, John Moore, le narrateur de l’histoire. A deux, ils font appel à un groupe d’enquêteurs et se battent contre la montre pour empêcher que d’autres meutres soient commis,. Il ne fait aucune doute pour eux qu’ils ont face à eux un tueur en série!

Mon avis?

L’histoire de Jack l’Eventreur vous a toujours passionné? Vous aimez les thrillers psychologiques efficaces? Ne cherchez plus, ce livre est pour vous! C’est un roman qui se lit vite grâce à une description des lieux très efficace (et non lourde)  vous permettant d’imaginer sans difficultés le contexte de l’histoire. Les personnages sont complexes, bien décrits. L’originalité du roman tient au fait qu’on part de l’analyse psychologique du tueur, permettant peu à peu de remonter jusqu’à lui.

L’écriture est de grande qualité, la construction du suspense semblable à celle d’un bon film! Les thèmes abordés sont  variés: la difficulté mais aussi l’enrichissement de la construction d’une équipe, l’étude psychologique d’un tueur en série, l’introduction délicate et controversée de nouveaux modes d’investigation criminelle (comme les empreintes digitales), la souffrance humaine…. oui, oui, tout cela figure dans ce roman exceptionnel.

A lire absolument!!

J’ai lu pour vous: Justice imminente

J’ai lu pour vous: Justice imminente

Justine Imminente de Jilliane Hoffman est un suspense judiciaire très bien construit. L’auteure a elle-même été procureur adjoint à Miami puis conseillère juridique de l’Etat de Floride, possédant ainsi tout le matériel nécessaire à la construction de son livre. Justice Imminente est son premier roman, rapidement devenu best-seller, et dont les droits d’adaptation cinématographique ont été achetés par Warner Bros. La suite de Justice Imminente a été écrite et s’intitule Ultime Témoin, roman que je n’ai pas encore lu.

Résumé:

Justice Imminente est l’histoire d’une vengeance, celle d’une victime en mesure de juger son bourreau.

Chloé Larson est une jolie étudiante en droit de New York. Un soir de pluie, elle est victime d’un viol particulièrement sauvage et atroce, dans son propre appartement, et qui lui laissera des traces profondes aussi bien physiques que mentales. Douze ans plus tard, elle devient procureur en Floride et doit instruire un dossier relatif à un tueur en série effroyable qui fait ressurgir son passé.

Mon avis? Ce livre est effrayant! Vous voulez des frissons? Frémir d’horreur devant des descriptions qui donnent froid dans le dos? Lisez Justice Imminente. L’expérience de l’auteure en tant que procureur rend le roman crédible dans son développement et la qualité des personnages en renforce le suspens. Les crimes sont horribles (un peu trop pour moi) et on a parfois du mal à imaginer (ou pas envie de croire) qu’une telle cruauté puisse exister…Certaines scènes sont tout simplement choquantes et les roman est clairement à déconseiller aux âmes sensibles.

Mise à part cette remarque, on a du mal à lâcher le bouquin. En trois jours, je l’avais terminé! Ce n’est pas seulement un bon roman policier mais c’est aussi l’histoire prenante d’une obsession, de justice, de certaines valeurs, du bien et du mal, d’une reconstruction de soi…. Bref, des thèmes divers mais qui servent un même récit. L’ensemble est bien construit, la psychologie des personnages bien placée et le suspens monte, monte…jusqu’à un dénouement surprenant! Personnellement, je n’avais pas deviné ce qui se passerait. Sachant que la suite est parue, je pense que je la lirai avec un certain enthousiasme.